Emplacement des éoliennes

Ce projet est atypique, avec des éoliennes gigantesques d’une hauteur de 150 mètres (=44 étages) , donc bien supérieure à la moyenne en France (de 80 à 125 mètres), ceci pour aller chercher en hauteur un vent inexistant à une altitude plus faible. Atypique également par le nombre d’éoliennes prévues et la proximité des habitations : 11 machines seraient installées, dont 7 à faible distance des villages de Sermange et Gendrey. Cette configuration est inédite et soulève bon nombre de questions.


Un environnement dévasté

108 hectares de forêt seraient impactés, 23 500 m2 de bois défrichés et d’énormes saignées ouvertes pour réaliser des chemins d’accès de 8 à 17 m de large.

·        16 500 tonnes de béton seraient injectées dans le sol, jusqu’à 4 m de profondeur, dans un sol calcaire fragile sujet à effondrement

Les bois de la zone d’implantation sont composés de milieux typiques et déterminants pour la Franche-Comté, comme les Hêtraies-Chênaies-Charmaies, protégées par une directive européenne, ou l'Aulnaie Frênaie, zone humide protégée par le code de l'environnement.

 

226 ha de forêt et de terres agricoles sont concernés et seraient en partie détruits par un projet dont l’utilité est contestable, dont la rentabilité en l’absence de vent n’est possible que grâce à des financements publics.

Combien de charmes et de chênes centenaires faudra t-il abattre

pour ériger des machines industrielles démesurées ?

Pourrions-nous arrêter d’artificialiser nos espaces naturels pour implanter des zones industrielles ? Qu’elles soient estampillées « Energies renouvelables » n’y change rien, nous sommes là en présence de destruction de terres agricoles et de milieux forestiers par des sociétés financières.

Implanter des éoliennes en forêt ou en prairie de fauche en zone AOC Comté

est une aberration.

 


Menaces pour la faune

54 espèces d’oiseaux sont présentes sur le site et 20 espèces de chauves souris, dont

les Minioptères de Schreibers, venus des mines d’Ougney, site d’intérêt international, situé à 3 km de la zone d'implantation. Les éoliennes représentent un tel danger pour cette espèce de chauve-souris que la Préfecture a refusé le projet précédent en 2012.

En effet, ce secteur fait partie des "zones d’exclusion de 5 km" inscrites dans le Schéma régional éolien, approuvé par le Préfet de Région Christian Decharrière en octobre 2012. Le SRE mentionne  « Les espèces retenues pour le choix de ces zones d’exclusion sont des espèces sensibles aux éoliennes et menacées en France et en Franche- Comté. Parmi elles, des espèces « parapluie » comme le Minioptère de Schreibers » «  En conséquence, tout projet éolien sur ce secteur aura un risque fort de porter atteinte à l’état de conservation de ces chauves-souris «.

Les promoteurs éoliens, qui se vantent de protéger l'environnement,

oublieraient-ils la biodiversité ?


Un cadre de vie défiguré